À propos

Port-Salut Magazine est le seul magazine de référence qui aborde les grands enjeux de l’arrondissement de Port-Salut comprenant trois communes dont Arniquet, Port-Salut et Saint Jean du Sud. Ce magazine est créé en 2011 et édité au Canada par Me Jean-Marie Mondésir, citoyen de Dumont, 5e section de Port-Salut. Par la suite, il a fondé P-S Médias Inc. http://www.port-salut.org  pour assurer la gestion d’une station de radio, d’un magazine et du site Web promo pour les collectivités de la côte sud ouest d’Haïti. ajouter une autre page.

2 commentaires

  1. L’Etat haitien pourrait-il faire face à la pandémie de coronavirus?

    Par Jean-Marie Mondésir
Sans faire de démagogie, aucun pays sous-développé n’a pas les moyens financiers nécessaires pour faire face à la propagation de coronavirus sur son territoire. Le covid-19 est très virulent et il attaque le système respiratoire des gens infectés. Les vieillards, les enfants et les personnes à risques sont les principales victimes dans les pays occidentaux où la pandémie de coronavirus y fait rage.
Pour mieux comprendre l’ampleur de cette problématique sanitaire causée par la propagation de coronavirus à travers le monde, il suffit de prendre le temps d’écouter les nouvelles, de regarder les réseaux sociaux et de suivre l’actualité internationale. Les pays occidentaux sont débordés par la rapidité avec laquelle le coronavirus affecte les conditions de vie des citoyens. Les autorités gouvernementales à travers le monde sont obligés d’imposer des mesures de confinement ou de distanciation sociale pour pouvoir contenir la propagation de ce dangereux virus. On arrive à fermer les frontières entre les pays pour mieux contrôler cette pandémie.
La Chine, L’Italie, la France, l’Espagne et les États-Unis sont complètement dépassés par le ravage du covid-19, forme agressive de ce virus qui met le système sanitaire des pays riches à genoux. Les gens meurent par milliers au quotidien en Italie, en Chine, en Espagne, etc.
Que peut-on dire des pays sous-développés où les dirigeants n’ont pas les moyens financiers pour acheter des équipements sanitaires (masse, test de dépistage, gants), pour protéger les professionnels de soins de santé? Les autorités cherchent à sensibiliser les citoyens sur les mesures de prévention à prendre pour empêcher la propagation de ce virus.
Dans ces pays, les conditions de santé sont très précaires, les autorités gouvernementales n’investissent pas assez d’argent pour équiper les hôpitaux de matériels nécessaires à la protection des malades et à la sauvegarde des vies. Les gens pauvres n’ont pas les moyens de payer les frais exorbitants des services hospitaliers. Ils se réfugient dans la médecine traditionnelle pour trouver la guérison.
Dans un pauvre comme Haïti où l’environnement est en un piteux état, les piles de fatras se trouvent à chaque coin de rue de la capitale, les conditions de santé de la population sont très précaires. La majorité des citoyens sont analphabètes, ils n’écoutent pas les informations à la radio à cause des problèmes d’électricité. Ils ne se préoccupent pas des discours politiques qui les contraignent de rester eux pour éviter d’être infectés par le virus. Alors qu’ils sont obligés de sortir pour aller chercher le pain quotidien afin de se nourrir avec les membres de leur famille. Dans ce contexte difficile, ils ne peuvent pas se fier sur les autorités gouvernementales qui n’offrent aucune garantie de sécurité sociale aux familles défavorisées des bidonvilles.
Les mesures d’hygiène et de confinement ou de distanciation sociale imposées par les autorités publiques n’apporteront pas de résultats escomptés à cause de la promiscuité des familles et le manque d’action d’accompagnement des démunis. Il est difficile d’éduquer une population analphabète sur les effets dévastateurs de coronavirus à travers le monde lorsque l’Etat ne prend pas des mesures drastiques pour acheter des équipements de dépistage de masse afin d’isoler les gens infectés.
Le centre de recherche épidémiologique existant n’a les capacités nécessaires pour effectuer les tests de manière rapide afin de prévenir la propagation de ce dangereux virus sur l’ensemble du territoire. Les Haïtiens ont tendance à croire les recettes miracles pouvant guérir les maladies graves. Les données statistiques d’infection de coronavirus que les autorités gouvernementales ont rendu public ne traduisent pas l’ampleur de la réalité sur l’ensemble du territoire. Déjà, les gens ont peur de déclarer les symptômes de l’infection de coronavirus par crainte de représailles de la population analphabète.
Les tests de dépistage de coronavirus ne sont pas répartis dans les dix départements géographiques du pays. Le personnel médical n’est pas suffisamment doté de matériels sanitaires pouvant protéger leurs vies. Il en est de même pour les ambulanciers qui sont dépourvus de matériels nécessaires pouvant prodiguer les premiers soins à un malade en difficultés respiratoires. Dans ce cas, il est vraiment difficile d’obtenir des données statistiques fiables sur la propagation de coronavirus sur l’ensemble du territoire.
La faiblesse du système sanitaire haïtien ne date pas d’hier, les autorités gouvernementales sont bien conscientes de la situation. Il est inutile de critiquer les dirigeants actuels qui éprouvent des difficultés socio-économiques et politiques. La pandémie de coronavirus peut être considérée comme un moment de répit pour le régime en place qui ne fait que gérer les crises politiques instituées par des acteurs de l’opposition sans vision ni projet de société chiffré pouvant répondre aux conditions socio-économiques difficiles de la population démunie.
Ce qui est surprenant, la pandémie de coronavirus fait son apparition à une période difficile où le pays commence à se rétablir après deux mois de blocage par les acteurs de l’opposition politique. Ils souhaitaient contraindre le président Jovenel Moïse de démissionner de ses fonctions. Ils ont échoué à cause de la division de ses acteurs en chômage qui veulent s’enrichir au détriment des revendications populaires.
La pandémie de coronavirus à travers le monde peut être perçue comme l’occasion de renforcer la chaîne de solidarité entre les voisins et les pays alliés de manière à secourir les pays pauvres comme Haïti qui fait face à des difficultés majeures en matière de soins de santé. À notre avis, les tests de dépistage de covid-19 doivent se faire dans les points stratégiques (aéroports, ports et frontières) dans les dix départements géographiques du pays pour prévenir la propagation de cette pandémie.
Les stations de radio de la capitale et des villes de province doivent apporter leur contribution aux efforts collectifs de sensibilisation des citoyens sur les mesures d’hygiène et de distanciation sociale pour contenir la propagation de ce dangereux covid-19. Les mesures gouvernementales doivent être accompagnées des actions concrètes pour aider les familles démunies et les entreprises en difficultés à cause de l’instabilité politique et la pandémie de coronavirus. On doit reconnaître que cette pandémie a un impact majeur sur l’économie mondiale et le système sanitaire de tous les pays riches ou pauvres. Chaque État doit envisager des mesures incitatives pour stimuler la croissance de l’économie nationale.

    Jean-Marie Mondésir

    Juriste haïtien/ Spécialiste en droit civil

    Éditeur de Port-Salut Magazine

    PDG Radio diaspora Port-Salut

    Radio Dumont Inter/ radio-Dumont.com


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