POURQUOI PORT-SALUT MAGAZINE ?

Port-Salut Magazine se veut un médium d’information indépendant dédié aux citoyens de l’arrondissement de Port-Salut. Port-Salut est à la fois le nom d’une ville, d’une commune et celui du chef-lieu de l‘arrondissement comprenant trois communes (Arniquet, Port-Salut et Saint-Jean-du-sud). La commune possède quatre sections communales (Lazarre, Anse-à-Drick, Barbois et Dumont). Elle constitue la porte d’entrée de la côte sud-ouest d’Haïti. Sa ville est en pleine croissance et on y trouve plusieurs établissements hôteliers et auberges qui peuvent encourager l’industrie du tourisme. Port-Salut Magazine vise à assurer la promotion de cet espace géographique à l’extérieur afin d’attirer les visiteurs à découvrir cet endroit attrayant et merveilleux. De plus, on vise aussi à mettre cet organe à la disposition des membres de la diaspora pour faciliter une meilleure compréhension des réalités locales et favoriser la communication entre les citoyens des trois communes dans l’intérêt collectif.

Port-Salut Magazine compte aborder des questions reliées au développement socio-économique et culturel de la côte sud-ouest d’Haïti. Ce magazine se propose de susciter la réflexion sur des sujets passionnants et évocateurs touchant les inégalités dans les collectivités territoriales. Chaque publication sera consacrée à une thématique en particulier, soit l’exode rural dans les communautés, la sécheresse des terres agricoles, soit l’environnement de la région et la santé de la population paysanne. Ce magazine mettra l’accent sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, la culture, le sport, l’artisanat, le tourisme et l’entrepreneuriat local.

Port-Salut Magazine est ouvert à tous ceux et celles qui veulent contribuer au développement de la culture dans cette région en plein essor économique. Les textes de Port-Salut Magazine seront accessibles en version PDF, électronique et format papier. Il est prié à nos compatriotes de souscrire à un abonnement pour encourager la diffusion en version papier. Nous acceptons aussi des dons pour imprimer des exemplaires gratuits afin de les distribuer dans les différentes bibliothèques et écoles de cet arrondissement.

On est conscient que la commune de Port-Salut connaît un essor économique considérable avec l’accroissement des établissements hôteliers et l’industrie du tourisme. C’est dommage que certains secteurs d’activités sont laissés -pour-compte, tels que : la culture du vétiver, la pêche, l’agriculture et l’artisanat. Plus d’un s’interroge sur les véritables bénéficiaires de cette croissance qui n’est nullement profitable à l’ensemble des citoyens de cet arrondissement. Les communes d’Arniquet et de Saint-Jean-du -sud ne reçoivent aucune aide d’un programme ou d’une politique gouvernementale visant à encadrer les collectivités locales. Pourtant, Saint-Jean du-sud offre un cadre enchanteur et attrayant qui pourrait bien attirer des investissements étrangers dans le domaine du tourisme. Les zones de Balixte, Bois Boyer, Petite rivière et la ville de Saint-Jean peuvent être citées en exemple.

Il est vrai que la Constitution 1987 prône l’autonomie et la décentralisation des collectivités territoriales et il existe même une loi qui est élaborée et publiée en cette matière. Comment peut-on expliquer le retard dans la mise en œuvre de cette loi qui concerne la décentralisation des collectivités du pays? Les juristes ont-ils évalué les coûts financiers ou la valeur économique d’une telle réforme sur l’étendue du territoire? Est-ce que L’État haïtien possède les capacités financières et économiques nécessaires pour mettre en application une telle réforme ? Comment peut-on parler de décentralisation dans un environnement où les citoyens n’ont pas l’habitude de contribuer à l’assiette fiscale de l’État. Il est important de responsabiliser les élus locaux et inciter les citoyens à participer au développement de leur milieu de vie.

Tenant compte des inégalités criantes et des disparités sauvages dans les régions, il est difficile de transférer certaines responsabilités du pouvoir central à des élus incompétents pour la plupart dans un système fiscal chaotique. Les citoyens ne sont pas prêts à cotiser pour la construction des infrastructures de base dans leur communauté. Ils ne vont pas contribuer pour payer les salaires des fonctionnaires locaux. D’ailleurs, ils sont très pauvres en majeure partie et ils ne sont pas assez conscientisés pour jouer ce rôle innovateur. Le pouvoir central n’a aucunement l’intention d’appliquer une loi qui va lui faire perdre le contrôle des collectivités pour assurer sa réélection. Dans l’état actuel, il est utile de prôner la déconcentration des services publics et une meilleure gouvernance locale qui nécessite la participation des citoyens, la diaspora et la société civile,

Les autorités gouvernementales doivent accepter de consulter les élus locaux pour identifier les besoins, établir des programmes avec la société civile pour mieux répondre aux revendications de la population locale à l’échelle nationale. Sinon, les inégalités et les disparités socio-économiques dans les régions persistent et les jeunes continuent de délaisser leur village à la recherche d’un lendemain meilleur dans les grands centres urbains. Il est temps de freiner cet exode rural par la création des emplois et en élaborant des activités susceptibles de garder nos jeunes dans leur milieu de vie.

Écrivez-nous à cette adresse : portsalutmagazine@outlook.com ou visitez-nous ici : magazine.port-salut.org ou http://magazine.port-salut.net

LISTWA POLITIK SANFEN PEYI DAYITI…

L’histoire politique de notre pays est un perpétuel recommencement. Il suffit de regarder les événements de 2004 pour tenter de comprendre les événements de 2019. Depuis notre indépendance en 1804, Il y a toujours eu des luttes intestines et fratricides pour le contrôle du pouvoir politique. Chacun se croit meilleur pour diriger à la place de l’autre même s’il n’y a aucune expérience politique. Le politique cherche toujours à obtenir le support financier de l’élite économique afin de garantir l’exercice de sa prise de pouvoir politique.

La bourgeoisie économique ne fait pas cadeau à un politique qui a sollicité son appui pour arriver aux timons des affaires de l’Etat. Les gens du secteur économique en profitent toujours à quelque niveau que ce soit, car la politique ne fonctionne pas sans l’économie.

Ceux qui profitent des avantages politiques ne sentent pas concernés par des mauvaises conditions socio-économiques de la population. Ils n’hésitent pas à intervenir par tous les moyens possibles pour maintenir le statuquo ou renverser le régime politique.

VERITE SOU KRIZ POLITIK PEYI DAYITI …

Pour résoudre la crise politique en Haïti, il est important que les acteurs se rencontrent pour discuter de l’ampleur de cette crise sur les gens défavorisés des bidonvilles. Les citoyens ne peuvent plus faire face aux difficultés socio-économiques de longue période dans un pays bloqué à cause des positions extrêmes des acteurs impliqués.
Le pays se meurt à petit feu et une crise humanitaire se profile à l’horizon et ce sont les gens les plus vulnérables de la population qui en subiront les conséquences désastreuses si les acteurs refusent de faire des compromis politiques.

NOU DWE REFLECHI SOU PWOBLEM PEYI A …

En Haïti, il est toujours plus facile de se mettre ensemble pour détruire au lieu de s’unir pour partager des idées constructives dans l’intérêt du pays.
Aucun dirigeant politique n’est conscient de la réalité socio-économique du pays. Les organisations politiques ne sont pas dotées de programmes ni de projets chiffrés et efficaces pouvant résoudre le problème de production agricole. Ils n’ont pas de solutions miracles pour résorber le taux de chômage, freiner la corruption, le gaspillage, la contrebande et la lutte d’influence.
Chaque dirigeant politique souhaiterait occuper les rênes du pouvoir, mais personne ne peut résoudre l’ensemble des problèmes à lui seul …